Kahnawà:ke:
Tracés et mémoire
Printemps 2025
Kahnawà:ke, QC
Cartographie, schématisation
Kahnawà:ke, QC
Cartographie, schématisation
En collaboration avec Cécilia Burlet
Supervisé par Anabelle Tougas
Kahnawà:ke est
un territoire appartenant aux membres de la Première Nation Kanienkehà:ka
(Mohawks), membre de la Confédération Haudenosaunee. Situé sur la rive sud de
Montréal, au sud-ouest du Québec, la réserve autochtone nommée «sur les
rapides», n’est aujourd’hui qu’un fragment du territoire ancestral.
Le mapping produit au cours de l’analyse territoriale de Kahnawà:ke illustre les « limites »
du territoire, artificielles, naturelles, visibles, invisibles, etc. Les
limites administratives sont une première couche artificielle et invisible. L’importance
de celle-ci est toutefois augmentée par la présence de ponts, d’infrastructures
électriques, du réseau ferroviaire et du réseau routier, possessions gouvernementales
scindant le territoire, des limites visibles. D’autres limites tracent
également le territoire de façon visible, mais naturelle. Il s’agit des limites
naturelles : les cours d’eau, les rivières, le fleuve, les lacs, les
étangs, les boisés et les forêts. Ainsi, les limites administratives peuvent parfois
être inférées à partir de la gestion urbaine : Kahnawà:ke est comme un îlot
de nature dans la région fortement urbanisée de la Montérégie.
S’ajoutent ensuite à cette cartographie les limites temporelles et historiques. Une des plus marquantes est la transformation artificielle du littoral au cours de la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent dans les années 1950. D’autres événements ont également marqué la communauté Kanien’kehà:ka, desquels les plus importants ont été répertoriés sur une ligne du temps.
Le dernier type de tracés étudié est celui des limites de la perception exogène. On peut penser aux infrastructures touristiques tels que les clubs de golfs ou les tristement célèbres casinos et vendeurs de tabac. Pour bien des résidents de la Montérégie, Kahnawà:ke se résume à ces institutions et entretiennent donc des préjugés négatifs sur la communauté. Il est important de mentionner que certaines de ces entreprises n’appartiennent pas à la communauté et opèrent ainsi sur des parcelles louées du territoire Kanien’kehà:ka sans participer à l’économie locale. Enfin, la perception exogène se résume souvent aux abords du réseau routier alors que le cœur de Kahnawà:ke se trouve sur le littoral.
S’ajoutent ensuite à cette cartographie les limites temporelles et historiques. Une des plus marquantes est la transformation artificielle du littoral au cours de la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent dans les années 1950. D’autres événements ont également marqué la communauté Kanien’kehà:ka, desquels les plus importants ont été répertoriés sur une ligne du temps.
Le dernier type de tracés étudié est celui des limites de la perception exogène. On peut penser aux infrastructures touristiques tels que les clubs de golfs ou les tristement célèbres casinos et vendeurs de tabac. Pour bien des résidents de la Montérégie, Kahnawà:ke se résume à ces institutions et entretiennent donc des préjugés négatifs sur la communauté. Il est important de mentionner que certaines de ces entreprises n’appartiennent pas à la communauté et opèrent ainsi sur des parcelles louées du territoire Kanien’kehà:ka sans participer à l’économie locale. Enfin, la perception exogène se résume souvent aux abords du réseau routier alors que le cœur de Kahnawà:ke se trouve sur le littoral.